Un texte écrit à l'époque où je n'avais pas de blog. Contient des bouts de violences sexuelles.
C’est fini les mots tendres et enfantins, les rires et la complicité des phrases. C’est fini ce refuge où on est compris'e, pas jugé'e, ces bras où on peut se jeter après une mauvaise journée. C’est fini les restaurants à deux à se faire goûter les plats, les catastrophes culinaires maison ou pas qu’on est quand même content'es de partager. C’est fini les films, les discussions, les découvertes d’autres univers et les échanges de souvenirs culturels. C’est fini le futur et les plans qu’on y faisait, ton odeur sur les draps et ton pull dans lequel je me réfugiais.
C’est fini aussi les engueulades pour un rien, les tempêtes dans un verre d’eau parce qu’on est différent'es. C’est fini les mains baladeuses quand j’ai sommeil et les déceptions et les larmes quand je m’endors. C’est fini les douleurs encaissées en serrant les dents, l’ennui qui pousse à céder même la faim au ventre. C’est fini les dimanche soir à s’assommer au xanax pour oublier la dépossession, la peau qu'on veut s'éplucher et les membres qu’on veut s’arracher. C’est fini et c’est tant mieux.